La ruche au fil des saisons

 

La colonie est différente selon les moments de l’année, les abeilles dépendant des ressources que la nature met à leur disposition. En hiver, sans fleurs à butiner alors que le froid sévit, l’essaim vit regroupé au sein de la ruche. Au printemps, quand pollen et nectar abondent, la reine pond, la colonie prend de l’ampleur et élabore du miel en quantité. Pour intervenir au rucher et prendre soin de son cheptel, l’apiculteur doit connaître et respecter les cycles saisonniers des abeilles.

Au printemps, la nature se réveille et la ruche reprend son essor.

Les abeilles sortent de la ruche quand la température extérieure atteint 11 à 12 °C. Elles recommencent à butiner dès les premières floraisons. La reine reprend ses pontes ; peu à peu, de jeunes générations d’abeilles remplacent celles de l’hiver. L’apiculteur profite d’une belle journée pour effectuer la grande visite de printemps. Il vérifie la santé de ses colonies, évalue l’état du couvain, s’assure que les abeilles ne manquent pas de réserves.
Début avril, les butineuses se déploient dans les vergers. Selon l’environnement, la région et les conditions climatiques, l’apiculteur peut installer les premières hausses pour préparer la récolte de miel.

L’essaimage

En mai-juin, c’est la crise du logement ! Les abeilles sont très nombreuses (plus de 40 000) ; les ouvrières élèvent alors des larves de reines. Peu avant la naissance des « princesses », la vieille reine quitte la ruche avec une partie des abeilles et crée une nouvelle colonie : c’est l’essaimage.

En été, les butineuses travaillent avec ardeur, l’apiculteur récolte son miel.

Du printemps au milieu de l’été, les abeilles profitent au maximum des fleurs mellifères pour stocker du miel. L’apiculteur observe régulièrement l’activité de ses ruches, récolte des miels spécifiques ou ajoute de nouvelles hausses si nécessaire.
En août, les jours raccourcissent, les fleurs se font plus rares, la reine réduit considérablement sa ponte, la colonie diminue, les faux-bourdons sont expulsés hors de la ruche. L’apiculteur procède à la dernière récolte de miel et prend ses dispositions pour qu’aucun parasite ou maladie ne mette en danger les colonies.
 

  • A savoir : 

Les abeilles craignent-elles les grosses chaleurs ?

Est ce que les abeilles ont besoin de boire ?

En automne, les abeilles et l’apiculteur préparent l’hivernage.

En septembre, les premières pluies font reverdir la nature et fleurir les dernières plantes que les abeilles butinent.
La reine reprend sa ponte pour faire naître les abeilles qui traverseront l’hiver.
L’apiculteur profite des derniers beaux jours pour s’assurer que la ruche a des réserves suffisantes pour la mauvaise saison. Dans le cas contraire, il donne aux abeilles un complément de miel ou du sucre de nourrissement.

En hiver, les abeilles se regroupent dans la ruche.

L’hiver, les abeilles restent à l’abri dans la ruche en consommant leur réserve de miel. La colonie est réduite et se serre autour de la reine qui a cessé de pondre. Plus le froid est vif, plus la « grappe » se resserre.
Pour maintenir une température supérieure à 12 °C, les abeilles font vibrer les muscles de leurs ailes. Elles « tournent » pour se réchauffer, passant du centre de la grappe à l’extérieur. L’apiculteur, quant à lui, profite des jours d’hiver pour réparer les cadres, repeindre les ruches, préparer la prochaine saison…

 

Crédits photos © Jean Riondet