L'apiculteur, un passionné

Amateur ou professionnel, l’apiculteur est un amoureux des abeilles et de la nature qui, avec son cheptel, participe via la pollinisation à la sauvegarde de la biodiversité. Activité à 100% écologique, l’apiculture n’est pas aussi compliquée ou contraignante qu’on ne l’imagine. Toutefois, elle nécessite un apprentissage afin de bien connaître les abeilles et d’acquérir des savoirs techniques pour prendre soin des ruches et procéder à la récolte.

Des vêtements couvrants, un chapeau muni d’un voile (la vareuse), des gants et des bottes : tel est l’équipement habituel de l’apiculteur.

Pour rendre visite à ses ruches, l’apiculteur doit revêtir une tenue qui le protège des piqûres des abeilles. Elle doit être blanche de préférence, car les abeilles réagissent de façon agressive aux couleurs foncées. En revanche, le voile sur le visage est en tulle noir ; il permet une meilleure vision que le tulle blanc.
 

 

L’enfumoir, outil indispensable : pour éviter les piqûres.

L’enfumoir est une sorte de bocal métallique équipé d’un bec et muni d’un soufflet, dans lequel l’apiculteur fait brûler des combustibles appropriés comme des herbes sèches ou des aiguilles de pins. Le but est de produire une fumée blanche et froide qui désoriente les abeilles et les pousse à se réfugier dans le corps de la ruche, moyen efficace pour se protéger de leurs piqûres.

La visite des ruches se fait par temps sec et sans vent.

Un apiculteur avisé visite ses ruches par temps sec et sans vent. La fin de la matinée d’une journée ensoleillée, quand les butineuses sont de sortie, est un bon moment. Calme, minutie et rapidité sont les qualités requises pour ouvrir les ruches afin de déranger le moins possible la colonie.

La récolte du miel : le fruit du travail de toute une année dans les ruches.

L’apiculteur procède à la récolte du miel quand la miellée est achevée.

1. Il collecte les hausses.
Dans un petit rucher, la collecte des hausses s’effectue cadre par cadre. Après un enfumage discret, l’apiculteur ôte les cadres et les brosse pour ne pas emporter les abeilles. Il vérifie que les rayons sont bien operculés. Dans le cas contraire, le miel ne se conservera pas, il convient alors de reposer le cadre dans la ruche.

2. Il désopercule les rayons.
À la miellerie, les rayons sont désoperculés à l’aide d’un grand couteau : il s’agit d’ôter la pellicule de cire qui ferme les alvéoles afin de permettre au miel de s’écouler.

3. Il extrait le miel.
Les cadres sont ensuite placés dans un extracteur qui, par force centrifuge, fait jaillir le miel hors des alvéoles sans abîmer les rayons. Ces derniers pourront ainsi être réinstallés ultérieurement dans la ruche.

4. Il filtre et laisse maturer le miel.
Le miel obtenu contient des impuretés (petits débris de cire ou de propolis, pattes ou ailes d’abeilles, boulettes de pollen). Pour les ôter, l’apiculteur filtre le miel avant de le placer dans un maturateur, une cuve où le miel repose à température constante (entre 20 et 25°C).

5. Il met le miel en pot.
Au bout de quelques jours de maturation, les dernières impuretés sont remontées en surface. Elle forment une écume que l’apiculteur retire avant de procéder à la mise en pot.



 

Crédits photos © Jean Riondet, Gilles Ratia et Fotolia/Valeriy Kirsanov ; Rémy Masseglia